Poster mai 10, 2011
On assiste aujourd'hui à la flambée des logements anciens, ce qui pousse quelques économistes à prévoir un krach. Les prix sont surévalués et tout le monde attend leur baisse afin de retrouver une certaine cohérence avec les revenus des acquéreurs.
A paris, le prix des logements anciens est en train de frôler le seuil des 8000 euros du mètre carré. Dans les métropoles régionales, les prix de l'immobilier résidentiel flambent de la même manière.
Le Conseil d'Analyse Stratégique remarque que les propriétaires sont beaucoup moins sensibles à la hausse des prix que les accédants puisqu'ils bénéficient, lorsqu'ils se portent acquéreurs d'un nouveau logement, de la plus-value réalisée lors de la vente de leur logement précédent.
Pourtant, les prix des logements anciens ont davantage augmenté dans les départements où l'on dénombre le moins de résidences principales occupées par leur propriétaire. Aussi, les prix actuels des logements anciens sur la France entière rapportés aux revenus dépassent de 80% le niveau approximativement constant au voisinage duquel ils s'étaient maintenus de 1965 à 2000.
En revanche, quelques spécialistes prévoient un retour, à plus ou moins longue échéance, de prix nettement réalistes qui seraient plus en accord avec les revenus des acheteurs.
En se basant sur une inflation de 2% et une croissance du PIB de 2,5%, ils envisagent une évolution encadrée par un scénario rapide conduisant à une baisse des prix de 40% en cinq à huit ans.
En cas d'un scénario lent, les prix des logements anciens se maintiendraient en monnaie courante et ce, pendant vingt ans.
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